vendredi 20 octobre 2017

Besoin de verdure

La semaine dernière, j'ai fait une excursion en quad dans les environs des Vosges. Et comme à chaque fois que je suis loin de l'agitation urbaine, j'ai été frappé par cette question existentielle : pour quelle raison résidons-nous en ville, exactement ? C'est sûr qu'il y a la question de la praticité. Être en ville permet d'avoir un hypermarché pas loin de la maison, de même que l'école et tous les services possibles et imaginables. Mais ça ne fait pas tout, et un environnement sain me semble bien plus important. Et je crois que je ne suis pas le seul à penser en ces termes. A mon avis, l'exode rural qui est à l'oeuvre depuis tant d'années va même finir par carrément s'inverser. Dans les films de science-fiction, les hommes s'entassent en règle générale dans des villes immenses. Mais pour moi, c'est une vue de l'esprit. Naturellement, les métropoles se développeront toujours, vu la croissance démographique. Et dans les pays émergents, les ruraux continueront à affluer dans les villes dans l'espoir de gagner de l'argent pour leur famille. Mais dans les pays occidentaux, ce sera le mouvement inverse qui sera à l'oeuvre : les citadins en ayant les moyens vont s'expatrier à la campagne. Internet permet de plus en plus de travailler à distance, et l'on peut aujourd'hui se réapprovisionner en quelques clics. Les avantages qu'il y a à habiter en ville sont donc de moins en moins probants. Mais au-delà de ces détails pratico-pratiques, les citoyens ont envie de cette vie plus naturelle. Les consommateurs veulent toujours plus de produits naturels, ils réintroduisent progressivement les potagers dans le paysage urbain, etc. Tout porte donc à croire que les campagnes longtemps désertées vont devenir très demandées, dans un avenir proche. Cela dit, ce n'est pas gravé dans le marbre, et je peux très bien avoir tout faux, n'est-ce pas ! :) Au passage, si vous ne vous êtes pas essayé aux joies du quad, je vous conseille d'essayer. A mon sens, l'on peut difficilement faire mieux qu'une balade en quad pour se changer les idées. Je vous mets en lien le prestataire par lequel je suis passé, si le coeur vous en dit. Suivez le lien pour plus d'information sur cette rando en quad dans les Vosges.


jeudi 12 octobre 2017

Rationnaliser la formation professionnelle

 A la tête de l'un de ces fameux organismes collecteurs de fonds qui servent à gérer et à mutualiser les contributions financières des entreprises relevant d'une branche professionnelle donnée - le Transport -, Anita d'Alnoncourt fait donc l'interface précieuse entre les demandes des multiples entreprises du transport et l'offre de quelque 70 000 organismes de formation. Optimisant les ressources des premières, évaluant celles des secondes. Mettant de la rigueur dans des flux financiers si copieux, initiant ses “clients” aux arcanes complexes de la machinerie riche de dispositifs peu rationnels. Bref, plaçant avec pertinence les critiques là où elles sont le plus justifiées afin d'échapper aux jugements caricaturaux de quelques politiques. “Au moment du regroupement des organismes paritaires collecteurs agréés (par l'Etat) qui vient d'avoir lieu, nous avons été sollicités par certaines branches. Ces dernières ont estimé qu'on ne devait pas faire un GIE d'OPCA, mais un OPCA répondant à la notion de transport et de mobilité, ce qui explique d'ailleurs qu'on aille jusqu'aux agences de voyages. Avec cette première réforme, nous n'avions pas de problème pour atteindre le seuil critique de 100 millions car nous étions à 180. S'il y avait une deuxième réforme, ce qui est probable, on serait peut-être un peu juste. Mais la volonté est plutôt d'essayer de voir les branches se rapprocher. Ainsi, il nous manque deux grands secteurs, la SNCF – à elle seule plus importante que nous -, la RATP et l'Aérien. Or nous sommes totalement paritaires. Cela fait donc réfléchir nos syndicalistes et nos patrons car il faudrait intégrer beaucoup de syndicats alors que pour l'instant, nous arrivons à travailler à 36 administrateurs (18 syndicalistes, 18 organisations patronales), ce qui est déjà un exploit. Je suis persuadée que pour la formation, le paritarisme a toute sa place. Pour la gouvernance, il faut qu'il y ait une bonne coordination entre le conseil et son bureau avec son président et son vice-président, et puis les services. Nous sommes tous salariés, sauf les administrateurs. Nos patrons sont désignés, ce qui surprend parfois les syndicalistes. Ils représentent leurs organisations. La particularité d'un OPCA ? Chez nous, l'administrateur représentant tel syndicat est responsable en son nom. On peut donc comprendre qu'ils aient une implication plus forte. Ensuite, il faut arriver à trouver un moyen de concilier des avis et des sujets différents. Mais depuis que je travaille dans ce domaine, j'ai noté que le secteur de la formation est assez consensuel. Bien sûr, il y a des positionnements. Parfois, sur les dossiers évoqués, il y a d'un côté ou de l'autre des prises de position de principe, pour des raisons stratégiques, politiques, de fédération ou de confédération. On voit alors l'administrateur nous dire : je ne suis pas d'accord, je voterai non, ma confédération dit que… Parfois, il y a une certaine distanciation, des gens reconnaissent que la proposition n'est pas inintéressante mais ils se rallient malgré tout à une position “officielle”. Ils représentent une organisation et sont quand même obligés de respecter les directives. Nous pouvons donc arriver à faire avancer les choses mais c'est long. Or, je ne suis pas très patiente. Il faut beaucoup de pédagogie et de temps. On dit souvent que la formation est un millefeuille. En fait, je crois que le millefeuille est peu de chose à côté ! C'est très complexe car souvent, les gens autour de la table ne sont pas des spécialistes de la formation. Il faut d'abord qu'ils commencent à appréhender notre gestion car nos plans comptables sont très différents de ceux d'une entreprise et du monde économique habituel. Ainsi, les patrons ont mis un certain temps à admettre qu'on puisse inclure dans un compte de résultat des recettes qu'on allait toucher l'année suivante face à des dépenses de l'année en cours. Ce n'est pas normal, mais c'est la loi. Nous essayons de leur donner le maximum d'informations pour que chacun puisse comprendre le fonctionnement d'un OPCA. Ainsi, quand un texte est mis en place, on essaie de le synthétiser car ce n'est pas toujours très clair. Or si dans la salle quelqu'un n'a absolument pas “percuté”, il adoptera une position très violente ; mais si ensuite on va le voir et qu'on réexplique, il se rend compte que sa position n'était pas celle qu'il aurait pu prendre. Tout cela suppose donc beaucoup de réunions. Evaluer un OPCA dépend si on se situe d'emblée dans le monde de l'administration, avec ce qui a été mis en place dans les conventions d'objectifs très techniques : délais à respecter, visites en entreprise à faire. Bref, des mesures prises sans bien savoir ce que cela peut donner dans le domaine qualitatif. Un bon OPCA est celui qui arrive à être identifié par les entreprises, y compris des petites, comme étant leur référence quand elles ont un problème de formation ou de recrutement. Bref, il faut que les salariés aient suffisamment confiance en nous pour nous solliciter à les aider à trouver la meilleure formation ou filière. La reconnaissance des entreprises est beaucoup plus longue, car toucher des salariés n'est pas si facile. Même si désormais, nous observons que certains d'entre eux nous téléphonent, nous écrivent pour demander un renseignement. La réussite d'un OPCA se mesure à sa capacité à se mettre à la portée des entreprises, y compris des moyennes et petites. Dans une société de 150 personnes, les contraintes de productivité sont dix fois plus prenantes et la formation n'est presque rien pour elle. D'où le besoin d'un appui. Or ces entreprises finissent par nous identifier et nous faire confiance. Bien évidemment, les grandes sociétés ont un retour sur leur investissement formation plus évident que les petites. Elles ont aussi davantage de besoins. Mais dans notre secteur qui compte 33 000 entreprises, il y en a 22 000 petites dont un grand nombre ont moins de 10 salariés. Les contributions de ces dernières concernent les contrats de professionnalisation, l'embauche, les DIF. On a mis en place beaucoup de procédures pour leur faciliter l'accès à la formation. Car dans le secteur des transports, il y a beaucoup de formations obligatoires. Une fois ces contraintes satisfaites, l'objectif est qu'elles accèdent à d'autres choses ; ce n'est pas très facile parce qu'elles ont souvent des problèmes de disponibilité de personnel. 

mercredi 6 septembre 2017

A Courtrai en avion

Lundi dernier, 14 heures. Avec le pilote, je rejoins le Cessna 152 qui attend devant les hangars de l’aéroport de Courtrai. Je ne fais pas le fier. J'ai du mal à m'adapter au fait que dans cinq minutes, je vais effectuer mon premier stage de pilotage en plein ciel. Nous faisons le tour de l'appareil pour vérifier que tout est en ordre. Le plein de carburant a été fait, tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il est temps d'embarquer. A l’intérieur, le tableau de commandes m'a l’air passablement complexe. Mais le pilote me rassure : je ne devrai pas m'occuper de tout ça. Et lorsque je me retrouve en place, les pieds sur les palonniers, le pilote prend contact avec la tour de contrôle et celle-ci nous autorise à décoller. Je fais rouler l'appareil jusqu'à la fin de la piste. C'est le moment de prendre la tangente. Le décollage, c'est Roland qui le prendra en charge. Je tiens les mains sur mon propre manche pour l'imiter. L'on met enfin les gaz, l’avion roule, puis le pilote tire insensiblement sur le manche et un instant plus tard, notre avion monte sans difficulté. Sensation surprenante. C'est l'instant le plus saisissant de toute l'expérience, car la proximité du sol permet de se rendre compte de la vitesse. Nous nous élevons prestement en altitude, et la sensation de vitesse s'efface progressivement. Roland me rend les commandes. Ca y est, je suis autonome. Les rafales de vent se ressentent fortement à bord de notre appareil. Mais passée la première minute d'inquiétude, je m'habitue à ces balancements et me concentre sur le pilotage proprement dit. Je suis confondu par la facilité avec laquelle l'avion se pilote. Les commandes sont ultra simples. L'appareil est à 600 mètres, ce qui permet de profiter du décor. Le temps est magnifique et la vue est splendide. Mais je n’ai pas vraiment le temps de regarder le tableau, car je suis trop concentré sur le pilotage. Beaucoup trop concentré, d'ailleurs. Roland me signale soudain qu'il est temps de revenir. C'était tellement bon que je n'ai pas vu filer la demi-heure ! Un dernier pic de tension lors de la dernière minute, quand le plancher semble foncer vers nous et que la sensation de vitesse se fait à nouveau sentir. Nous approchons un peu trop vite à mon goût. Mais deux minutes plus tard, le petit appareil est de retour à sa place de parking. Ce stage étonnant m'a beaucoup intéressé et je m'imagine déjà réitérer sous peu. Et peut-être, passer ma licence de pilote un jour ou l'autre. Roland m'a confié qu'on peut la passer avant même d'être assez âgé pour le permis voiture. A lire sur le site de cette activité de baptême de l'air en avion à Courtrai.

mercredi 23 août 2017

Les transgenres et l’armée

La pilule –bleue– a du mal à passer. Lorsqu’il a fait part, le 26 juillet, de sa volonté d’interdire l’armée aux personnes transgenres, Donald Trump a déclaré que cette décision était motivée par les «coûts médicaux immenses et la perturbation qu’implique un transgenre dans l’armée». Une explication qui semble absurde au vu des données de la RAND Corp, un think tank spécialisé dans la recherche et l’analyse de l’armée américaine. Dans une étude publiée par la RAND Corp à l’attention du ministère de la Défense américain en 2016, les chiffres montrent au contraire que, dans un budget militaire total de 6.2 milliards de dollars, le coût médical relatif aux opérations de changement de sexe des membres transgenres de l’armée est assez dérisoire. Il ne dépasserait en effet pas les 8.4 millions de dollars (environ 7.2 millions d’euros) annuels pour les 2.450 transgenres estimés, comme le relaye le Washington Post. Soit 10 fois moins que ce que dépense actuellement le Pentagone dans les médicaments visant à guérir… les dysfonctionnements érectiles, qui coûtent chaque année 84 millions de dollars. Et pour le seul Viagra, les dépenses s’élèvent à 41.6 millions de dollars, d’après le Military Times. Les problèmes d’érection des soldats américains représentent ainsi un coût cinq fois plus important que les opérations de changement de sexe des transgenres qu'il souhaite bannir de l’armée.

vendredi 23 juin 2017

Auchan se développe en Ukraine

 Auchan a annoncé mardi le rachat du distributeur ukrainien Karavan, renforçant ainsi sa présence en Europe de l’Est. Le distributeur nordiste exploite déjà 11 hypermarchés dans cinq villes d’Ukraine et a déployé une activité de e-commerce dans la ville de Kiev et sa région. Karavan exploite pour sa part neuf hypermarchés et supermarchés dans le pays et y emploie 3.300 personnes. L’opération reste soumise à l’approbation des autorités réglementaires ukrainiennes. Ses modalités financières n’ont pas été divulguées. Avec cet investissement, après des années difficiles, Auchan Retail réaffirme sa confiance dans le redémarrage de l’économie du pays, souligne Gérard Gallet, directeur général d’Auchan Retail Ukraine, dans un communiqué. Cinquième distributeur en France et troisième français à l’international derrière Carrefour et Casino, Auchan Retail – division regroupant les activités de distribution – est aussi le numéro trois de la distribution en Russie derrière Magnit et X5 Retail. Le français a été l’an dernier rattrapé par la crise russe et par la dévaluation du rouble. 

mardi 20 juin 2017

En Magister

Depuis l'âge de cinq ans, je suis passionné par les avions de chasse. Il était donc certain qu'un jour, j'assouvisse ce vieux fantasme : voler à bord d'une de ces merveilles. Ce que j'ai fini par réaliser cette semaine. Ca a eu lieu à Paris Pontoise, où je me suis présenté aux alentours de 10 heures, assez fébrile. Après un court briefing où l'on m'a présenté les consignes de sécurité, j'ai fini par enfiler ma combinaison de vol avant de rallier la voie de circulation où m'attendait le Fouga Magister. Je l'ai reconnu aussitôt, avec son empennage en V et ses couleurs flashy. L'estomac en vrac, je me suis installé à bord et harnaché au siège. Quelques check-lists plus tard, on quittait enfin le plancher des vaches. Je m'attendais à me retrouver collé au siège, mais la poussée de départ est en fait très régulière. J'ai surtout été surpris par la stabilité de l'appareil : il conserve son assiette en dépit des rafales de vent. Après quelques minutes de vol assez tranquilles, le pilote m'a demandé par le casque-micro s'il pouvait attaquer la partie acrobatique. J'ai répondu avec le sourire : je rêvais de cet instant depuis des semaines ! Mais je peux vous dire que lorsque ça a vraiment commencé, j'ai ravalé mon sourire ! Je m'étais attendu à des sensations, mais pas à ce point. Le pilote a d'emblée démarré par un looping. Nous avons pris de l'altitude avec une vitesse ascensionnelle de 600 km/h. En quelques secondes à peine, nous sommes passés de 3000 pieds à 6000 pieds. Tout mon corps semblait essayer de s'insinuer dans le siège. Pendant que nous montions à la verticale, notre vitesse allait décroissant. Quand nous sommes arrivés au sommet du looping, je me suis retrouvé la tête à l'envers, suspendu dans le vide, tout en étant plaqué au siège par la force centrifuge et mon harnais. Notre vitesse n'était plus que de 100 petits km/h. Puis, lorsqu'on a entamé la descente, la vitesse et la sensation d'écrasement sont revenues, hallucinantes. A peine sorti de la boucle, le pilote s'est rapidement assuré que j'étais toujours conscient avant de reprendre. Les acrobaties se sont alors succédées et là, je dois dire que j'ai perdu le fil. Je tentais de retrouver mes points de repère qui ne cessaient de changer de place, vacillant dans tous les axes, mais tout allait trop vite. Les figures s'enchaînaient sans la moindre interruption : looping, virages, tonneaux, ça ne s'arrêtait plus. Le pilote semblait se faire plaisir ! Il me demandait de loin en loin si j'étais toujours présent, et je répondais chaque fois avec un sourire qui allait d'une oreille à l'autre. Parce qu'en dépit de l'intensité des acrobaties, j'étais étonnamment bien. Je m'attendais à être malade mais n'éprouvais aucune gêne, aucun haut-le-coeur. Étonnamment, c'est sur la route du retour que j'ai commencé à me sentir indisposé. Il paraît que ça se passe souvent comme ça. Mais bon, ce petit sac en papier craft que j'ai dû remplir n'a en rien gâché l'expérience. La vidéo seulement, peut-être. Plus d'information est disponible sur le site de l'agence de ce baptême en Fouga Magister. Suivez le lien.

mercredi 24 mai 2017

Parier sur la destitution de Trump

Suite à l’éviction surprise du patron du FBI, James Comey, une onde de choc s’est propagée à Washington et a provoqué une véritable flambée des paris sur une éventuelle destitution du Président au pouvoir, Donald Trump. Du moins, c’est ce qu’estiment certains bookmakers. La probabilité de voir le Président américain visé par une procédure parlementaire d'« impeachment » a quasiment doublé mercredi, passant de 33 % à 60 %, a affirmé Lewis Davey, porte-parole de la société irlandaise de paris en ligne Paddy Power. « On n'avait jamais atteint une telle probabilité d'un "impeachment" de Trump dans son premier mandat », a-t-il commenté. Donald Trump a fait face à une pluie de critiques après avoir limogé mardi James Comey, qui supervisait notamment l'enquête sur une possible collusion entre l'équipe de campagne du milliardaire républicain et les « hackers russes ». Cette éviction a réveillé le souvenir de la décision prise en 1973 par le président Richard Nixon de révoquer le procureur spécial en charge de l'enquête sur le scandale du Watergate. Un an plus tard, M. Nixon avait démissionné face à la certitude d'être destitué par le Congrès. Le parallèle n'a pas échappé à certains parieurs. L'un d'eux était ainsi prêt à miser 129 000 dollars sur une démission forcée de M. Trump cette année, même si son pari n'a pas trouvé preneur, a indiqué Naomi Totten, du site britannique Betfair. Dans les heures ayant suivi le limogeage de M. Comey, la probabilité d'un départ du Président américain dans l'année est par ailleurs passée de 10 % à 25 %, a-t-elle ajouté. Rien n'indique toutefois que l'emballement des parieurs n'ait des bases solides. Les paris en ligne étant très rarement autorisés aux États-Unis, ces probabilités ne reflètent que très vaguement les opinions américaines. Le fait que les républicains soient aux manettes des deux chambres du Congrès rend par ailleurs peu probable une procédure de destitution du président qui appartient à ce parti.